Février 2026 : Wauter Mannaert et Timothy Sirjacobs
L’hiver annonce déjà sa fin prochaine, et Bruxelles se remet peu à peu du FIBD, un réel succès mais aussi pour toutes toutes celleux à la manoeuvre une vraie épreuve physique. Un autre monde est possible et le pire n’est jamais certain, ce sera notre mantra cette année à Radio Grandpapier.
Galvanisés par cette énergie positive, nous oserons ouvrir une discussion à propos de cet étrange séparation entre bande dessinée francophone et néerlandophone. Un sujet que connait bien Timothy Sirjacobs, qui vient de terminer une thèse sur les flux de traductions intra-belges entre 1970 et 2020. Nous invitons aussi Wauter Mannaert, qui nous donnera l’éclairage d’un auteur à la carrière installée chez de multiples éditeurs et des deux côtés de la frontière linguistique.
Les chroniques
Stéphane présente Toc Toc de Lucie Morel chez Même pas mal et Créatures sensibles de Mandy Ord chez Hoochie coochie.
Romane présente Pardalita de Joana Estrala chez Thierry Marnier
Antoine nous apporte plusieurs Noni saku de Shikakui Hako
Joie de vivre/joy of life de Aurélie Salavert & Lasse Wandschneider
Høytiden de Rui Tenreiro chez Jippi ! Forlag, paru en français chez La Pastèque sous le titre La Célébration
Les invités : Wauter Mannaert et Timothy Sirjacobs
Wauter Mannaert est auteur en bande dessinée adulte et jeunesse, avec un spectre allant du récit autobio et historique jusqu’à la fable écologique et la fantasy pour public adolescent. Néerlandophone et habitant Bruxelles, il a été édité chez Oog en Blik, Blloan, Dargaud et Le Lombard.
Timothy Sirjacobs est doctorant à la KULeuven, et s’intéresse à la question de la traduction de la bande dessinée et de la poésie, particulièrement entre communautés belges.
Ces deux intervenants nous permettrons d’aborder sur base de connaissances et d’expériences ce qu’on appelle communément en Belgique la frontière linguistique et plusieurs phénomènes inexpliqués qui l’accompagne : pourquoi beaucoup d’auteurs flamands trouvent plus facilement éditeurs à l’étranger plutôt qu’en Belgique francophone, pourtant reconnue pour sa dynamique éditoriale ?